Des bonbons aux fruits : l'étonnant virage d'O'Sweetz
Comment une petite entreprise de Lanaudière a transformé une découverte inattendue en une gamme de fruits chocolatés maintenant vendue dans des centaines de commerces au Québec.
Les 3 sacs O'Sweetz + fruits enrobés ouverts/cassés au premier plan
En 2021, Guillaume Doucet ne se doutait certainement pas qu'une fraise allait un jour changer la direction de son entreprise.
À l'époque, O'Sweetz n'existe même pas.
Guillaume dirige plutôt une agence de marketing numérique. À la suite d'un projet de fusion qui ne se déroule pas comme prévu, il se retrouve avec une équipe plus grande que nécessaire.
Plutôt que de procéder à des licenciements, il cherche une façon de créer une nouvelle source de revenus.
C'est ainsi que naît O'Sweetz.
Et au départ, il n'est absolument pas question de fruits.
Tout commence avec des bonbons venus d'ailleurs
À l'époque, les bonbons exotiques explosent sur les réseaux sociaux.
O'Sweetz se lance donc dans le commerce électronique avec une idée relativement simple : permettre aux Québécois de découvrir des bonbons et des collations difficiles à trouver ici.
Des produits de France, d'Asie et d'un peu partout dans le monde arrivent dans l'entrepôt de l'entreprise à Lanoraie.
Pendant quelques années, O'Sweetz se fait connaître de cette façon.
Mais Guillaume commence tranquillement à se poser une question :
Pourquoi toujours vendre les produits développés par les autres?
La réponse viendra d'un produit découvert presque par hasard.
Et d'une fraise.
O'Sweetz époque bonbons / entrepôt / ancienne photo
La fraise qui va tout changer
Au cours d'une importation de produits japonais, Guillaume découvre de grosses fraises lyophilisées recouvertes de chocolat.
À l'intérieur, il y a réellement une fraise.
Pas une saveur artificielle de fraise.
Pas une pâte.
Pas un cœur gélifié.
Une vraie fraise.
Mais avec une texture complètement inattendue.
La lyophilisation a retiré l'essentiel de son eau et transformé le fruit en une bouchée légère et croustillante.
Autour : du chocolat.
Croquant à l'intérieur. Fondant à l'extérieur.
Fraise enrobée coupée en deux, intérieur rouge très visible
Le produit plaît immédiatement.
Mais surtout, il fait naître une idée :
Pourquoi ne pas développer notre propre version ici?
Ce qui semblait relativement simple allait finalement demander beaucoup plus de travail que prévu.
Pourquoi a-t-il fallu 18 mois pour enrober une fraise?
Prendre une fraise.
La lyophiliser.
La recouvrir de chocolat.
Sur papier, la recette tient en trois lignes.
Dans la réalité, O'Sweetz mettra environ 18 mois de recherche et développement avant d'arriver au produit recherché.
Les fraises doivent avoir le bon calibre.
Elles sont fragiles et certaines se brisent.
Trop petites, elles offrent trop de chocolat par rapport au fruit.
Trop grosses, elles deviennent difficiles à enrober correctement.
L'entreprise teste plusieurs fournisseurs avant de trouver des fruits répondant suffisamment à ses critères.
Puis vient le chocolat.
L'objectif n'est pas simplement de créer un autre bonbon « à saveur de fraise ».
O'Sweetz veut que le fruit reste au cœur du produit.
Le résultat se retrouve quelque part entre la confiserie et la collation gourmande.
Qu'est-ce qui rend ces fruits si différents?
Gros plan produit / coupe transversale / chocolat + fruit
Curieux de goûter au résultat?
Découvrir les fruits O'Sweetz →Mais avant de pouvoir les vendre, il restait encore un petit problème.
Un problème découvert… trois jours avant le lancement.
Trois jours avant le lancement, quelqu'un remarque une erreur
Les emballages sont imprimés.
Les produits sont prêts.
Le lancement approche.
Puis quelqu'un regarde attentivement le devant du sac.
Il est écrit :
« VRAI FRUITS »
Il manque un « S ».
Et les milliers de sacs sont déjà imprimés.
Véritable emballage avec la coquille encerclée / zoomée
Pour ajouter à l'ironie, la mère de Guillaume est professeure de français.
Tout jeter et recommencer?
O'Sweetz choisit plutôt de faire ce qu'une marque née sur Internet sait faire : raconter son erreur.
La coquille est partagée sur les réseaux sociaux.
Les gens commentent.
Partagent.
Rigolent avec l'équipe.
Et ce qui aurait pu devenir une petite catastrophe de lancement donne plutôt un coup de projecteur inattendu au produit.
Puis les commandes commencent à entrer.
12 000 SACS EN 6 SEMAINES.
Pour une petite entreprise qui venait de passer 18 mois à essayer de mettre une fraise dans du chocolat, le signal était difficile à ignorer.
Mais il restait une question beaucoup plus importante.
Est-ce que les gens allaient en racheter?
Un lancement réussi sur Internet est une chose.
Bâtir un produit qui continue de se vendre en est une autre.
O'Sweetz commence donc à tester ses fruits chocolatés ailleurs que sur son propre site.
Des commerces indépendants embarquent.
Puis d'autres.
Les dégustations permettent à des consommateurs qui n'ont parfois jamais entendu parler d'O'Sweetz de découvrir le produit.
Et les fraises continuent de sortir.
Dans certains commerces suivis par l'entreprise, les ventes se maintiennent même à 12 à 16 sacs par semaine, plusieurs mois après leur introduction.
Peu à peu, la petite marque née sur Internet se retrouve dans les épiceries.
Aujourd'hui, les produits O'Sweetz sont présents dans près de 350 points de vente, et ses fraises sont notamment accessibles aux marchands IGA par l'entremise de l'entrepôt Sobeys au Québec.
Véritable photo du produit en tablette / présentoir O'Sweetz en magasin
De Lanoraie aux tablettes des grandes chaînes.
Pour une entreprise qui, quelques années plus tôt, importait principalement les créations des autres, le changement est majeur.
O'Sweetz développe maintenant ses propres produits.
Et la fraise n'était que le début.
Après la fraise, quel fruit pouvait bien suivre?
🍌 La banane.
Après les fraises au chocolat noir et au chocolat au lait, O'Sweetz vient d'ajouter un troisième produit à sa gamme :
La banane lyophilisée enrobée de chocolat au lait.
Hero banane cassée + sac jaune
Pourquoi la banane?
Pas besoin d'une étude de marché de 200 pages.
La combinaison banane-chocolat a toujours été le choix préféré de Guillaume dans une fondue au chocolat.
La fraise était le choix évident pour lancer la gamme.
La banane était celui qu'il avait envie de faire depuis le début.
Aujourd'hui, trois produits composent la gamme.
Une vraie fraise lyophilisée, légère et croquante, recouverte de chocolat au lait.
Le même croquant, avec un chocolat noir pour ceux qui préfèrent un contraste plus prononcé.
Une banane lyophilisée croustillante associée au classique chocolat au lait.
Et ceux qui y ont goûté?
« [Véritable commentaire client court] »
— Prénom, client O'Sweetz« [Véritable commentaire client court] »
— Prénom, client O'Sweetz« [Véritable commentaire client court] »
— Prénom, client O'SweetzAlors, O'Sweetz est encore une compagnie de bonbons?
Oui.
Mais de moins en moins seulement ça.
L'entreprise qui s'est fait connaître en faisant découvrir aux Québécois les créations venues d'ailleurs veut maintenant développer les siennes.
Et les fruits lyophilisés enrobés de chocolat représentent probablement le meilleur exemple de ce virage.
Une première fraise.
Puis une deuxième version.
Maintenant une banane.
Et une présence qui s'étend progressivement dans les commerces du Québec.
L'ambition est simple :
Bâtir à partir de Lanaudière une marque québécoise de collations gourmandes qui développe ses propres produits.
Tout ça parce qu'un jour, au milieu d'une commande de produits japonais, quelqu'un a goûté à une drôle de fraise croustillante.
Vous voulez savoir pourquoi 12 000 sacs se sont vendus en 6 semaines?
Il reste probablement une façon beaucoup plus simple de le découvrir.
Goûtez-y.
3 sacs + produits ouverts
Découvrez les fruits O'Sweetz
Fraises au chocolat au lait, fraises au chocolat noir et maintenant bananes au chocolat au lait.
Fraises chocolat au lait
55g
Fraises chocolat noir
55g
Banane chocolat au lait
55g — nouveauté
15 sacs (5 x 3 saveurs) + livraison gratuite